Ce professionnel installe et implante les infrastructures de télécommunication.
Pas un téléphone, ni un ordinateur, ni un fax ne peut communiquer sans son intervention préalable. Du poteau téléphonique au câblage d’un bâtiment, en passant par le réseau câblé urbain, l'Installateur de Réseaux Câblés de Communications (IRCC) met en place et entretient des réseaux dits VDI (Voix, Données, Images).
A partir d'un dossier technique, il installe les câbles nécessaires (cuivre, coaxial, optique). Il raccorde les différents éléments, connecte le matériel des usagers et assure un fonctionnement optimal du réseau mis en place.
Que ce soit pour un artisan ou pour un grand groupe, l'IRCC intervient dans des missions de nature variée : téléphonie, câblo-distribution, informatique, etc. Dans tous les cas, le travail doit être rigoureux, soigné, précis, dans le respect des règles de sécurité.
Le travail s'effectue en extérieur comme en intérieur, en hauteur ou en sous-sol. Selon ses compétences et son sérieux, l’IRCC peut évoluer vers des fonctions de technicien et de chef d’équipe. Il peut même s’installer à son propre compte.
TÉMOIGNAGE
« Le secteur est très dynamique » Dominique Duffourg est formateur d’Installateurs de Réseaux Câblés de Communication. Membre du centre AFPA de Tours-Veigné, il forme à un métier en constante évolution.
IRCC, c’est LE métier d’avenir aujourd’hui ? Ca peut être perçu comme ça effectivement. Depuis quelques temps déjà, il y a beaucoup de recrutement aussi bien de la part d’entreprises sous traitantes de France Telecom que de la part d’autres opérateurs. On est face à une nécessité : c’est le développement et la mise à niveau des réseaux ADSL en particulier. Le secteur est très dynamique techniquement et commercialement, si bien que les entreprises sont en recherche d’Installateurs de Réseaux Câblés de Communication pour honorer les offres faites auprès des clients. Elles ont du mal à recruter d’ailleurs, notamment parce que le métier est peu connu.
Quels sont les points sur lesquels vous insistez particulièrement au cours de la formation ? Le premier point sur lequel on insiste bien sûr, c’est la technique. Il est important en effet d’avoir une bonne base de connaissances, pour ensuite pouvoir intervenir efficacement et suivre les évolutions permanentes. Le deuxième point, c’est le sens commercial. Les entreprises avec lesquelles nous sommes en relation sont de plus en plus attentives à la capacité de l’Installateur à instaurer un dialogue avec la clientèle, répondre à ses attentes et à ses questions. Le service est une notion de plus en plus importante pour les opérateurs, dans un contexte de concurrence très forte. Enfin, le troisième point, c’est bien sûr la qualité du travail. Le métier, comme beaucoup de métier d’ailleurs, impose d’être rigoureux.
Comment reproduisez-vous les conditions réelles de travail ? Nous mettons à disposition des stagiaires un réseau complet équipé notamment d’un commutateur. Ils interviennent sur les différents points de ce réseau, le teste, le dépanne et travaille sur les différents types de matériels que l’on trouve sur le terrain. Bien sûr, on ne peut jamais reproduire à 100% les conditions réelles, mais ça permet aux stagiaires d’avoir une vraie approche avant d’intégrer une entreprise.
Qu’est-ce qui caractérise un bon IRCC ? C’est quelqu’un qui sait travailler de manière autonome. Les équipes de 5 à 6 personnes dirigées par un chef d’équipe, ça n’existe pratiquement plus aujourd’hui. L’IRCC va plutôt travailler seul ou en binôme, il faut donc que la personne sache organiser son travail, écouter, rendre compte et prendre les décisions nécessaires. Bien sûr aussi, c’est une personne qui est méticuleuse et qui a le sens du service.
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